Les diabètes type 1 et 2 et les maladies rénales chroniques

Un résumé fort utile et très efficace de la problématique du diabète :

Dans le cadre d'une conférence à l'hôpital américain de Paris, mardi 3 décembre 2013, le diabétologue Hervé Leblanc a fait état de la situation diabétique en France et en Europe. Aidé du cardiologue Riadh Caid Essebsi, du néphrologue Serge Dard et de l'ophtalmologiste Vincent Pierre-Kahn, le spécialiste a évoqué les complications liées au diabète.
 http://www.neuillyjournal.com/sante-neuilly-sur-seine/sante/item/6643-le-diabete-une-question-de-sante-publique

Jusqu'à la découverte de l'insuline, le diabète était une maladie fatale. C'est en 1921 que deux chercheurs canadiens, Frederick Grant Banting et Charles Best de l'Université de Toronto, ont découvert l'insuline. Une étape fondamentale qui a permis de sauver de très nombreux malades. En 1922, le laboratoire Lilly développe la première préparation d'insuline extraite de pancréas d'origine bovine et porcine. « Considérée comme un médicament miracle à l'époque, l'insuline est encore aujourd'hui vitale pour les patients atteints de diabète de type 1, mais est aussi un traitement essentiel pour de nombreux patients diabétiques de type 2 », explique l'Association française des diabétiques (AFD). Bien des progrès ont été réalisés, notamment pour permettre aux patients de bénéficier de traitements moins contraignants, plus simples à administrer et présentant moins d'effets secondaires. Diabète gestationnel : à surveiller toute la vie… C'est ce que confirme le Pr Anne Vambergue, endocrinologue et diabétologue au CHRU de Lille. « Il y a eu beaucoup d'évolutions dans l'insulinothérapie, avec des formes thérapeutiques qui ont permis d'avoir des insulines plus proches de l'insuline humaine. Aujourd'hui, grâce à ces traitements, les patients présentent moins d'hypoglycémies et ont par conséquent une meilleure qualité de vie ». Les femmes souffrant d'un diabète gestationnel aussi bénéficient de l'insulinothérapie. Cette forme de la maladie apparaît durant la grossesse et disparaît après l'accouchement. « Le diabète gestationnel pose le problème d'une prise de poids excessive du fœtus, qui peut alors nécessiter le recours à une césarienne. L'obésité ou le surpoids maternel associés au diabète gestationnel est un facteur de risque supplémentaire notamment avec un risque accru de pré-éclampsie (hypertension provoquée par un mauvais fonctionnement du placenta). Une hypoglycémie du nouveau-né peut également survenir dans les premiers jours de la vie, nécessitant une surveillance en maternité », explique notre spécialiste. « En réalité, le diabète gestationnel est une forme précoce du diabète de type 2. Le risque pour la mère de devenir ensuite une diabétique de type 2 est multiplié par 7. Les femmes présentant un diabète gestationnel sont également plus exposées au risque de maladies cardio-vasculaires ». http://www.lest-eclair.fr/article/france-monde/sante-diabete-letape-decisive-de-linsuline 

Néphropathie diabétique.

Registre REIN 29 Insuffisance rénale chronique terminale (dialysé(e)s. En 2009 il y avait en France, parmi les prevalents au 31 12 2009, 1064 patients avec un diabète de type 1 et 9998 avec un diabète de type 2

Comment dépister au mieux l'atteinte rénale liées au diabète Qu'appelle t-on une créatinémie ? http://www.flash-conferences.com/data/sun2011/015/swf/  (vidéo)

 


 France 2.5 millions de malades traités  pour un diabète

Diabètes France 2.5 millions de malades traités

Selon l'OMS, le diabète touche plus de 220 millions de personnes à travers le monde et ne cesse de croître. Responsable d'un million de décès par an, dont la moitié chez des personnes de moins de 70 ans, il constitue l'un des plus graves problèmes de santé publique du 21ème siècle. Le diabète est une maladie caractérisée par un excès du sucre dans le sang. 2,5 millions de personnes seraient atteintes de diabète en France, mais ces chiffres ne tiennent pas compte des 500 000 à 800 000 personnes qui seraient diabétiques sans le savoir. En effet, le diabète est une maladie silencieuse qui ne se révèle le plus souvent qu'au stade de ses nombreuses complications : infarctus, neuropathies et artériopathies pouvant conduire à l'amputation, insuffisance rénale, rétinopathies pouvant mener à la cécité.

Chaque année, les remboursements de soins pour les personnes diabétiques progressent d’un milliard d’euros environ. En 2007, ils atteignent 12,5 milliards d’euros soit plus de 9% des dépenses de soins de l’Assurance Maladie et une hausse de 80% depuis 2001. La hausse des dépenses s’explique principalement par l’augmentation des effectifs traités et l’intensification des traitements.

L’hôpital constitue, en 2007 comme en 2001, le 1er poste de dépenses pour les soins des patients diabétiques, avec 4,7 milliards d’euros au total. Sur la période, il a progressé de plus de 50%, représentant un montant remboursé d’environ 2 000 € par diabétique traité. Au second rang, les dépenses de médicaments regroupent plus d’un quart des remboursements aux patients diabétiques, soit 3,4 milliards € en 2007. En moyenne, un patient diabétique bénéficie de plus de 1 400 € de remboursements de médicaments sur l’année.

 Le diabète est une maladie qui évolue de façon silencieuse. Pourtant un diabète non soigné peut entraîner de graves complications. Rien ne vaut la prévention pour éloigner tout risque de diabète.

Un diabète est déclaré lorsque deux prises de sang à jeun montrent une glycémie (taux de sucre dans le sang) égale ou supérieure à 1,26g/l. Mais attention, il existe deux formes différentes de diabète. Le diabète de type 1 (insulinodépendant) est peu fréquent. Cette forme de la maladie apparaît le plus souvent durant l’enfance ou l’adolescence, d’où son appellation ancienne de « diabète juvénile ».
Affectant en priorité les populations défavorisées, note Le Figaro, le diabète est en constante croissance (+ 6% par an) et atteint aujourd'hui 3 millions de malades en France. Son coût est également en augmentation. En huit ans, les dépenses ont "quasiment doublé", rapporte ce quotidien. De 7,1 milliards d'euros en 2001, elles sont passées à environ 14 milliards en 2009.

Pour le Pr Jacques Bringer, président de la SFD, le coût par patient atteint 5.300 euros par an en moyenne, et peut culminer à 65.000 euros par an pour un diabétique de type 1, s'il est en dialyse ou greffé. Un diabétique de type 2 entraîne plutôt une prise en charge variant entre 3.600 et 104.000 euros. Face à cette situation, la SFD émet un certain nombre de propositions : constituer des réseaux de professionnels formés à l'éducation thérapeutique, tester la rémunération au forfait, développer la télémédecine.
Frédéric Lavignette.

La Microalbuminurie est définie par une valeur d'albumine urinaire des 24 heures comprise entre 30 et 300 mg , elle représente un excellent marqueur de la néphropathie diabétique et des maladies vasculaires d'une manière plus générale . 

LE CONTRÔLE de la glycémie chez le diabétique peut s’effectuer sur du sang capillaire, en dosant l’hémoglobine glyquée ou en faisant appel au contrôle continu de la glycémie. Tout savoir sur la néphropathie diabétique.

La glycémie correspond au taux de glucose (sucre) présent dans notre sang.

La mesure du glucose en continu (CGM) permet de vérifier les taux de glucose enregistrés 24heures/24. Associée au capteur de glucose et au transmetteur cela mesure la glycémie et actualise les relevés affichés à l'écran toutes les cinq minutes. Cette actualisation régulière vous offre une vision claire de l’évolution de votre taux de glucose et vous évite de dépendre seulement des mesures capillaires.

Les avantages de la mesure du glucose en continu par rapport aux mesures capillaires traditionnelles et au dosage de l’HbA1c sont bien documentés. Les études menées ont démontré que:

60% des hypoglycémies ne sont pas détectées par les mesures capillaires seules.
La mesure du glucose en continu identifie quatre fois plus d’excursions glycémiques graves que l’autosurveillance glycémique (ASG).
La mesure du glucose en continu réduit le taux d’HbA1c de façon significative par rapport aux mesures capillaires seules.
De nombreuses publications ont démontré la précision de la mesure du glucose en continu, ce qui permet des ajustements thérapeutiques sur la base de données fiables.

On ne compte plus les exemples de patients qui utilisent la mesure du glucose en continu:

Mémos Rein échos :

A jeun, la valeur normale de la glycémie est de 0,8 à 1 gramme par litre de sang. On parle d'hypoglycémie lorsque le taux de sucre dans le sang est trop faible, et d'hyperglycémie lorsqu'il est trop élevé.

Le diabète se définit par une glycémie supérieure à 1,26 g/l. Il est peut-être détecté lors d'une analyse d'urine. Le diagnostic du diabète doit toutefois être confirmé par une prise de sang à jeun avec mesure de la glycémie.

Un diabète est avéré lorsque à deux reprises le taux de sucre dans le sang est supérieur ou égal à 1,26 g/l.

La metformine est le médicament le plus prescrit pour traiter les patients atteints de diabète de type 2 appelé aussi diabète non insulinodépendant. Cette molécule réduit l'hyperglycémie en diminuant la production de glucose par le foie. Dans un article publié le 1er juillet 2010 dans The Journal of Clinical Investigation, une équipe de chercheurs français vient d'identifier le mécanisme non élucidé d'inhibition de la production hépatique de glucose par la metformine. http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1940.htm  .

Petit rappel : 

Le diabète se définit comme une hyperglycémie chronique, c’est à dire un taux de sucre (glucose) dans le sang trop élevé. En modifiant l’équilibre glycémique, le diabète entraîne à long terme une altération des nerfs et des vaisseaux qui sont présents dans tout le corps humain. Les petits et grands vaisseaux sanguins permettent au sang de circuler et d’irriguer tout le corps jusqu’aux organes. Les nerfs transmettent les messages moteurs du système nerveux central vers les organes, et inversement, les messages sensitifs et sensoriels des organes vers le système nerveux central. Ce sont eux qui communiquent au cerveau les informations perçues par nos sens (douleur, chaud, froid, etc.) et qui permettent à l’organisme d’appréhender tous les évènements extérieurs. Les hyperglycémies (augmentation et forte concentration de glucose dans le sang) répétées et prolongées provoquent une altération des nerfs et des vaisseaux et, par voie de conséquence, une altération de certaines cellules de l’organisme, avec des répercutions sur plusieurs organes : nerfs, coeur, yeux, pieds, dents, reins, mains, etc. C’est pourquoi, on parle de : = macroangiopathie touchant les gros vaisseaux (coeur, cerveau, jambes) = microangiopathie touchant les petits vaisseaux avec : 8 la rétinopathie diabétique (atteinte des yeux et de la rétine), 8 la néphropathie (atteinte des reins), = neuropathie diabétique (atteinte des nerfs), = et de toute une série de pathologies (peau, complications infectieuses…) Ce sont les complications du diabète. Si en France on ne meurt qu’exceptionnellement des complications aigües du diabète (coma), en revanche, on peut mourir des complications chroniques du diabète ou subir de graves traumatismes (cécité, amputation...). Sur 2 300 000 diabétiques recensés (on estime qu’il y a aussi 500 000 diabétiques non diagnostiqués, soit un total de près de 3 millions de diabétiques), on compte plus de 30 000 amputés, 35 000 aveugles et 300 000 infarctus. Des chiffres que l’on aimerait voir diminuer. Car des solutions existent...


L'insuline est une hormone qui aide à contrôler le niveau de sucre dans le sang. Chez les personnes qui souffrent de diabète de type 2, le pancréas ne produit pas assez d'insuline, ce qui entraîne une accumulation de sucre dans le sang, au lieu qu'il soit absorbé ou brûlé en énergie. Le fait d'éliminer le gène permettait à plus de sucre d'être stocké dans le foie, ce qui indiquait que l'insuline était devenue plus efficace. L'étude, corédigée par les Drs Katrina MacAulay et Bradley Doble du laboratoire du Dr Jim Woodgett, Directeur du Lunenfeld, pourrait donner naissance à de nouveaux traitements contre le diabète de type 2 http://www.i-dietetique.com/?action=breves&id=5336

« Etes-vous l'un des 600 000 diabétiques qui s'ignorent ? Calculez votre risque de devenir diabétique après 40 ans ». Tel est le thème du quiz que proposera, durant la mois de novembre, l'Association française de diabétiques (AFD) aux clients des officines du réseau des 850 pharmaciens Giropharm, afin de leur permettre d'évaluer en huit questions leur « niveau de risque moyen » d'être diabétiques.
http://www.quotipharm.com/flashs/index.cfm?fuseaction=viewflashinfo&flashidx=10802  http://www.quebecjeunes.com/medias/voir/1007  

Qu'est ce que l'hypoglycémie ? La chute brutale du taux de sucre dans le sang à la suite de la prise d'une boisson alcoolisée, d'une activité physique trop intense, d'un manque d'alimentation (repas sauté ou trop léger), parfois aussi liée au traitement hypoglycémiant lui-même (en particulier pour les sulfamides), peut conduire à un malaise hypoglycémique.

Palpitations, sueurs, sensation de faim ou de vertige et pâleur en sont les signes les plus courants.

Certaines personnes sont également victimes de troubles de la vue ou de nervosité. • Privilégiez l'hygiène de vie Premier remède : endiguer la cause en consommant aliment ou boisson sucrée, biscuit, sucre blanc, jus de fruits.

En cas de perte de conscience, il faut appeler un médecin en urgence. Pour éviter les malaises, il est primordial de s'astreindre à une bonne hygiène de vie en veillant à garder des repas équilibrés et réguliers (ne jamais sauter de repas) en rapport avec l'intensité de l'activité physique.

Si vous êtes invité à dîner et que l'heure du repas tarde, demander un morceau de pain à votre hôtesse.

Pensez toujours à vous informer d'éventuelles interactions entre médicaments auprès de votre pharmacien.

Le diabète peut s'attaquer aux reins :

Très longtemps indolore, l'atteinte des reins, fréquente, peut être lourde de conséquences : en jeu, la destruction totale de la fonction rénale.

D'où l'intérêt d'un dosage, au minimum une fois par an, de la microalbuminurie et de la créatinine.

La première apparaît dans les urines en petites quantités plusieurs années avant que le rein ne se détériore et permet d'envisager un traitement avant tout dommage irréversible.

La seconde est dosée par une simple prise de sang. Son taux doit être inférieur à 14 mg/l et sa vitesse d'élimination dans le sang (clairance) supérieure à 60 ml/mn.

Le traitement de l'atteinte rénale due au diabète suppose non seulement un bon contrôle de la glycémie mais surtout une correction aussi efficace que possible de l'hypertension artérielle, avec pour objectif une pression artérielle inférieure à 130/80 mm de mercure. Passeport anti-diabète Le diabète de type 2 touche trois millions de Français, particulièrement les 45-70 ans.

On parle d'épidémie mondiale. Pourtant, cette maladie peut se dépister, tandis qu'un changement des habitudes de vie permet de prévenir ou de ralentir l'évolution du diabète. Les six grandes règles à suivre. http://www.e-sante.fr/diabete-passeport-anti-diabete-NN_8452-34-1.htm   et http://www.diabete2-patients.com/news_full.php?id_news=100

 Le recours tardif des diabétiques insuffisants rénaux aux néphrologues a un coût humain et financier très élevé

Une politique de communication interspécialités doit s'organiser au plus tôt

C. Maynard  et D. Cordonnier


Egire 2011 - 2) Pr Claude Jacobs par Rein echos 

vidéo diabète type 2 http://www.santepratique.fr/diabete-type-2.ph et vidéo diabète type 1  http://www.santepratique.fr/diabete-type-1.php

Vidéo à voir sur le diabète ; Oscar LRS 2010 :  http://youtube.com/watch?v=UQvskoffo04

.